Lorsque le député LREM Pierre-Alain Raphan pose en ouverture quelques questions pertinentes, on imagine que les débats vont être passionnants. Quelle est l’efficience des nouvelles technologies ? La reconnaissance faciale est-elle mieux réalisée par l’homme ou par la machine ? Quid de la qualité des données recueillies ?

Pourtant le Préfet Renaud VEDEL, coordonateur ministériel en matière d’IA au Ministère de l’intérieur, prévient : « la police prédictive est l’exemple même d’un mot jeté au public et qui est prétexte à des interprétations totalement erronées. D’ailleurs, on ne fait quasi aucune analyse prédictive en France et les policiers et les gendarmes français n’en font pas. ».

Alors de quoi parlons-nous ? « On peut sans doute optimiser le passage des patrouilles dans les villes selon des analyses statistiques mais sur quels critères ? Les patrouilles n’ont pas qu’une seule mission, c’est plus complexe que ça. Aujourd’hui, les infrastructures de capture de données et d’analyse ne sont pas du tout au niveau de la promesse qui a été faite un peu rapidement », conclut le Préfet Renaud Vedel.

Côté secteur privé, Laurent Allais, Président de l’Agora des directeurs de la sécurité, et responsable sécurité LCL, nous confie mener des tests « pour récupérer l’ensemble des informations textuelles sur une situation d’intrusion ou d’alarme réelle, et avec un fournisseur, être capable d’en extraire des analyses prédictives afin de réduire nos risques et d’optimiser nos systèmes de sécurité ».

Extrait de Good Morning Milipol 2019 – Copyright Deveryware 2019