Que peut-on et que souhaite-t-on faire en France en termes de sécurisation des espaces publics ? Les représentants des territoires ont tenté de nous donner quelques réponses mais il faut souligner que l’image merveilleuse qu’inspire la ville intelligente est assez loin de la réalité d’aujourd’hui.

Les freins à la digitalisation des services d’une ville sont encore extrêmement nombreux comme le rappelle d’emblée, Anne Le Hénanff, vice-présidente de l’association nationale Villes internet et maire-adjoint en charge du numérique et de la communication de la ville de Vannes. Pourtant, elle promet que : « si la data est bien gérée, elle devient une source d’économie énorme pour la collectivité».

Alors si seulement 2400 villes dans le monde sont entrées dans une démarche Smart City et si la ville intelligente a pour ambition d’être un territoire de confiance, pourquoi tant de difficultés ?

D’abord, parce que seules les métropoles ont des budgets et une taille qui peuvent adresser un vrai projet. Ensuite, parce qu’en France on travaille encore en silos, par métier et que nous avons un réel problème de sécurité et de protection des données.

« Il faut savoir que 70% des villes internet n’ont pas démarré de démarche RGPD », nous avoue Anne Le Hénanff, avant de terminer son intervention en soulignant que « globalement les élus n’ont pas de compétence dans le numérique ».

Malgré tout, il importe que l’Etat donne une feuille de route et exige davantage des collectivités, mais aussi accompagne les agents publics dans l’évolution de leur métier.

Extrait de Good Morning Milipol 2019 – Copyright Deveryware 2019